LA MILLE & DEUXIÈME NUIT
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La Mille & Deuxième Nuit

Opéra-Bouffe
 

Lucien Poujade - Pierre Senges, d'après un livret de Jules Verne

Direction musicale : Hélène Clerc-Murgier et Pauline Warnier
Mise en scène : Louison Costes et Hélène Clerc-Murgier

Un sultan du XIIIe siècle, un savant du XVIIIe, un écrivain du XIXe siècle, des spectateurs du XXIe : tous ont en commun un insatiable appétit d’histoires. Musique, dialogues, chants, jeux de scène, mais aussi costumes, illusions, images animées et lanternes magiques se combinent dans ce spectacle pour répondre à cet appétit.

Au XIIIe siècle, quelque part entre Bagdad et Le Caire, “un de ces Orientaux des confins du monde musulman” rédige une vaste suite de contes dans lesquels se mêlent poésie, merveilleux, érotisme discret, cruauté soudaine et goût de l’énumération.

Cinq-cents ans plus tard, Antoine Galland, orientaliste, rapporte de Syrie un manuscrit dont il s’attache à traduire les récits qu’il contient, “agréables et divertissants”. L’Europe entière découvre Les Mille et Une Nuits.

Un siècle et demi passe, et le jeune Jules Verne termine la rédaction d’un opéra comique intitulé La Mille et deuxième nuit. Avec un certain goût du paradoxe, le jeune Verne entame sa carrière d’écrivain par l’évocation d’une Shéhérazade en panne d’inspiration : c’est la fameuse mille et deuxième nuit au cours de laquelle la belle conteuse brise, en se taisant, le contrat la liant au sultan Chariar.

À notre tour nous proposons de réveiller une fois de plus Shéhérazade, de donner à entendre une partie de l’opéra signé Jules Verne, une œuvre à proprement parler inouïe – et de retrouver, à travers son regard et le nôtre, ce qui constitue encore de nos jours le sel et l’enchantement de ces contes.

Jules Verne en avait sans doute l’intuition : le merveilleux des Nuits arabes et l’imaginaire vernien, peuplé de machines à vapeur et de science aventureuse, sont faits pour s’entendre. Sur cette lancée, notre spectacle entend marier la lampe d’Aladin à toutes ces inventions, ancêtres du cinématographe : lanternes magiques, praxinoscopes et autres zootropes. Dans un même désir de syncrétisme propre à l’opéra, l’humour oriental, proche de la farce, se combinera sans mal avec le comique plus vaudevillesque de Jules Verne.

Un sultan du XIIIe siècle, un savant du XVIIIe, un écrivain du XIXe siècle, des spectateurs du XXIe : tous ont en commun un insatiable appétit d’histoires. Musique, dialogues, chants, jeux de scène, mais aussi costumes, illusions, images animées et lanternes magiques se combinent dans ce spectacle pour répondre à cet appétit.

Qu’on se rassure, à l’issue de cette mille et deuxième nuit, qui voit s’interrompre Shéhérazade, les histoires continuent – elles sont un éternel “à suivre”. Pierre Senges

La découverte de La Mille et Deuxième Nuit, opéra comique inédit de Jules Verne, a été pour nous un véritable jeu de piste. Tout d’abord parce qu’il n’existe qu’une édition moderne de ce livret. Ensuite parce que, à ce jour, nous n’avons toujours pas retrouvé la musique de Aristide Ignard, voisin et grand ami de Jules Verne.

Mais nous avons découvert un autre opéra du XIXe siècle, ayant le même titre, écrit pas Lucien Poujade et représenté au Grand Théâtre de Reims en 1885.

Il n’en fallait pas plus pour aiguiser notre curiosité. 

Nous avons fait appel à l’écrivain Pierre Senges pour qu’il nous propose une « Mille et deuxième Nuit » haute en couleur, fantaisiste, et qui intègre dans l’histoire un personnage loufoque et visionnaire, sorte de Jules Verne et de Mélies réuni.

Car notre idée est d’inviter le Cinématographe sur la scène de l’Opéra : lanternes magiques, premières images animées, films muets du début du 20e siècle. Deux manières de raconter des histoires, celles de l’Orient, celles de l’Occident.

Durée 
Grande version : 90 min
Petite et moyenne version : 50 min

Production  
Compagnie les Monts du Reuil, Opéra de Reims, Saint-Dizier Les trois Scènes

Tournée  
La première aura lieu à l'Opéra de Reims en avril 2023

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Fiche technique
Du conte à l'opéra
Informations
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Distribution

Maîtres d'oeuvre


Direction musicale : Hélène Clerc-Murgier & Pauline Warnier
Mise en scène : Louison Costes & Hélène Clerc-Murgier
Vidéos, lanternes magiques : Louison Costes
Scénographie : Naëlle Lamothe
Costumes : Albane Noël
Lumières : Pierre Daubigny
Musique orientale et arrangement : Khalil Hentati
Orchestration : Thomas Guyot




Les Chanteurs


LE SULTAN, Baryton — Pierre Michel Dudan SHÉHÉRAZADE, Mezzo-soprano — Sophie Hanne
DINARZADE, Soprano — Jeanne Zaepffel
HASSAN, Mezzo-soprano — Clara Pertuy
LAZARE MÉRULE, Ténor — Benjamin Athanase




1 spectacle / 3 formules


Grande forme : 5 chanteurs – 10 musiciens Moyenne forme : 5 chanteurs – 1 quatuor à cordes Petite forme : 1 chanteuse ou chanteur – 2 musiciennes